le paradoxe

le paradoxe
Il était mon nord, mon sud, mon est, mon ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l'océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais



# Posté le vendredi 24 août 2007 14:34

st exupery

st exupery
Cette nuit-là...

Antoine de Saint-Exupéry
Le Petit Prince



Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :
― Ah ! Tu es là ...
Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
― Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort, mais ce ne sera pas vrai ...
Moi, je me taisais.
― Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.
Moi, je me taisais.
― Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.



# Posté le vendredi 24 août 2007 14:18

Modifié le vendredi 24 août 2007 14:30

meli melo

meli melo
On ne s'irrite pas contre le bâton, auteur immédiat des coups, mais contre celui qui le manie ; or, cet homme est manié par la haine : c'est donc la haine qu'il faut haïr. [...]

Son épée et mon corps, voilà la double cause de ma souffrance : il a pris l'épée, j'ai pris le corps ; contre qui s'indigner ? [...]

Ce sont mes actes qui poussent mes persécuteurs ; c'est à cause de moi qu'ils iront en enfer. Ne suis-je pas leur meurtrier ?

Grâce à eux, mes nombreux péchés s'atténuent par l'exercice de la patience ; à cause de moi, ils iront dans l'enfer aux longues souffrances.

C'est moi qui suis leur persécuteur, ce sont eux qui sont mes bienfaiteurs ; comment, renversant les rôles, oses-tu t'irriter, c½ur scélérat ?

( l'inde des sages)

# Posté le dimanche 17 juin 2007 05:51

bad trip ...

bad trip ...
Bad trip

Bad trip : Mauvais délire. Il peut être relativement léger et transitoire mais peut aussi devenir un réel cauchemar (crise de panique, psychose).
La plupart du temps quand la chimie s'estompe, l'angoisse se dissipe, mais parfois il peut déclencher un traumatisme durable (phobies, état confusionnel, bouffées délirantes...).
Un bad trip ne se produit pas par hasard. Le dosage du produit peut être en cause mais pas seulement. Certaines révélations, certaines prises de conscience favorisés par la prise de psychédélique peuvent faire gravement "péter les plombs" si elles arrivent à un mauvais moment. Des remises en questions peuvent s'avérer au-delà du supportable (il est plus difficile d'encaisser en une nuit ce qui se passe habituellement sur une longue durée et par étapes).
Les bad trips sont plus fréquents lorsqu'on se retrouve seul, ou lorsque l'on prend peur devant une montée trop forte.
Les substances psychédéliques amplifient les sentiments, qu'ils soient bon ou mauvais. (Psychédélique vient du grec psuké = esprit et délo = révéler).

Que faire en cas de bad trip ? Si quelqu'un fait un mauvais trip, rester calme et faire son possible pour le calmer. L'emmener dans un coin tranquille et bien aéré. Lui parler et le rassurer. Lui rappeler qu'il est sous l'emprise d'un produit dont l'effet va se dissiper. Il ne faut pas non plus le harceler : vu son état, il lui sera de toute façon difficile de répondre. Un léger massage, une épaule chaleureuse et surtout une présence suffisent presque toujours à calmer un mauvais délire. Si ça ne s'arrange pas, faire appel à une personne qualifiée. Un médecin peut administrer un médicament permettant une relaxation.

# Posté le vendredi 06 avril 2007 16:05