Son épée et mon corps, voilà la double cause de ma souffrance : il a pris l'épée, j'ai pris le corps ; contre qui s'indigner ? [...]
Ce sont mes actes qui poussent mes persécuteurs ; c'est à cause de moi qu'ils iront en enfer. Ne suis-je pas leur meurtrier ?
Grâce à eux, mes nombreux péchés s'atténuent par l'exercice de la patience ; à cause de moi, ils iront dans l'enfer aux longues souffrances.
C'est moi qui suis leur persécuteur, ce sont eux qui sont mes bienfaiteurs ; comment, renversant les rôles, oses-tu t'irriter, c½ur scélérat ?
( l'inde des sages)
