si

si
Si
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling (1865-1936)

# Posté le mercredi 14 février 2007 17:21

mere teresa

mere teresa
La vie
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa

# Posté le mercredi 14 février 2007 17:18

le bonheur

le bonheur
Le secret du bonheur
Un négociant envoya son fils apprendre le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha quarante jours dans le désert avant d'arriver finalement devant un beau château, au sommet d'une montagne. C'était là que vivait le sage dont il était en quête.
Pourtant, au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région du monde. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.

Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait alors pas le temps de lui révéler le Secret du Bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là.
"Cependant, je veux vous demander une faveur", ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa deux gouttes d'huile. "Tout au long de votre promenade, tenez cette cuiller à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile."

Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du sage.
"Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de ma bibliothèque ?"
Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le sage lui avait confiées.
"Eh bien, retournez faire connaissance des merveilles de mon univers, lui dit le sage. On ne peut se fier à un homme si l'on ne connaît pas la maison qu'il habite."

Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuiller et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les oeuvres d'art qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des oeuvres d'art était disposée à la place qui convenait.

De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu.
"Mais où sont les deux gouttes d'huile que je vous avais confiées ?" demanda le sage.
Le jeune homme, regardant alors la cuiller, constata qu'il les avait renversées.
"Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là le seuil conseil que j'aie à vous donner : le Secret du Bonheur est de regarder toutes les merveilles du monde, mais sans jamais oublier les deux gouttes d'huile dans la cuiller".

Conte traditionnel adapté par Paulo Coelho

# Posté le mercredi 14 février 2007 17:08

les trois passoires

les trois passoires
Le test des trois passoires
Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : « Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ? »
« Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes tout cela, j'aimerais te faire passer un test rapide. Ce que tu as à me dire, l'as tu fait passer par les trois passoires ?

Mais oui, reprit Socrate, avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires.

La première passoire est celle de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? » « Non, pas vraiment, je n'ai pas vu la chose moi-même, je l'ai seulement entendu dire. » « Très bien ! Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTÉ. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ? » « Ah non, au contraire! J'ai entendu dire que ton ami avait très mal agi. » « Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas sûr qu'elles soient vraies. Ce n'est pas très prometteur !

Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l'UTILITÉ. Est-il UTILE que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ? » « Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile. »

« Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ? Je ne veux rien savoir. De ton côté, tu ferais mieux d'oublier tout cela . »

# Posté le mercredi 14 février 2007 16:56

souviens toi ...

souviens toi ...
Convention Relative aux Droits de l'Enfant (résumé)
Article 1. Un enfant est un être humain de moins de 18 ans sauf si la loi du pays accorde la majorité avant.
Article 2. L'Etat s'engage à respecter les droits des enfants énoncés dans cette convention et à les garantir sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents, de leur origine ethnique ou sociale, de leur situation de fortune ou de tout autre situation. Obligation est faite à l'Etat de protéger l'enfant contre toutes formes de discrimination.

Article 3. Toute décision prise par des tribunaux, des institutions de protection sociale ou des autorités administrative doit être fondée sur l'intérêt supérieur de l'enfant.

Article 4. L'Etat doit prendre toutes les mesures législatives et administratives pour faire appliquer les droits reconnus dans cette convention.

Article 5. L'Etat respecte la responsabilité, le droit et les devoirs des parents ou tuteurs légaux de donner à l'enfant les conseils appropriés à l'exercice des droits que lui reconnaissent la présente convention.

Article 6. Tout enfant a le droit à la vie ; l'Etat assure dans toute la mesure du possible la survie et le développement de l'enfant.

Article 7. Tout enfant a le droit dès sa naissance à un nom, à acquérir une nationalité et à connaître, dans la mesure du possible, ses parents et à être élevé par eux.

Article 8. L'Etat s'engage à respecter le droit de l'enfant à préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales.

Article 9. Tout enfant a le droit de vivre avec ses parents à moins que cela ne soit jugé incompatible avec son intérêt supérieur ; le droit de maintenir des contacts avec ses deux parents s'il est séparé de l'un d'entre eux ou des deux.

Article 10. Les Etats doivent faciliter la réunification des familles en autorisant l'entrée ou la sortie de leur territoire.

Article 11. Obligation est faite à l'Etat de lutter contre les rapts et les non-retour illicites d'enfants à l'étranger perpétrés par un parent ou un tiers.

Article 12. L'Etat garantit à l'enfant le droit d'exprimer son opinion sur toute question l'intéressant. Tout enfant a le droit d'être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant.

Article 13. Tout enfant a le droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées, sans considération de frontières et par tout moyen au choix de l'enfant.

Article 14. Tout enfant a la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Article 15. Tout enfant a le droit à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique.

Article 16. Tout enfant a le droit à une vie privée et a droit à la protection de la loi contre toute intrusion dans sa vie privée.

Article 17. Tout enfant a le droit d'avoir accès à une information provenant de sources nationales ou internationales diverses.

Article 18. La responsabilité d'élever l'enfant incombe d'abord aux parents. L'Etat accorde l'aide appropriée et assure la mise en place d'institutions qui veillent au bien-être des enfants.

Article 19. L'Etat protège l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, de négligence ou d'abandon, y compris contre la violence et l'exploitation sexuelle.

Article 20. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial a droit à une protection et une aide spéciale de la part de l'Etat.

Article 21. L'Etat doit s'assurer en cas d'adoption que l'intérêt supérieur de l'enfant est la considération primordiale.

Article 22. Tout enfant qui cherche a obtenir le statut de réfugié doit pouvoir jouir des droits reconnus dans cette convention.

Article 23. Tout enfant handicapé mentalement ou physiquement a le droit de mener une vie pleine et décente. Il a le droit à un traitement, une éducation et des soins spéciaux.

Article 24. Tout enfant a le droit de jouir du meilleur état de santé possible. L'Etat doit permettre l'accès aux soins médicaux de tous les enfants ; il doit assurer aux mères les soins prénatals et postnatals appropriés. L'Etat doit prendre toutes les mesures efficaces en vue d'abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants.

Article 25. Tout enfant placé par les autorités compétentes pour recevoir des soins, une protection ou un traitement physique ou mental a le droit à un examen périodique de sa situation.

Article 26. Tout enfant a le droit de bénéficier de la sécurité sociale et des assurances sociales.

Article 27. Tout enfant à le droit à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social.

Article 28. L'enseignement primaire est gratuit et obligatoire pour tout enfant. La discipline scolaire doit respecter la dignité de l'enfant.

Article 29. L'éducation de l'enfant doit viser à :
- favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant, de ses dons et de ses aptitudes physiques et mentales ;
- inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire ;
- inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel ;
- préparer l'enfant à la vie dans un esprit de paix et de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques.

Article 30. Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe.

Article 31. Tout enfant a le droit au repos et aux loisirs ; il a le droit de se livrer au jeu et à des activités culturelles ou artistiques.

Article 32. L'Etat protège tout enfant contre l'exploitation économique et tout travail susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement.

Article 33. L'Etat protège tout enfant contre l'usage illicite des drogues et contre son utilisation dans la production ou le trafic de drogues.

Article 34. L'Etat protège tout enfant contre toute forme d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle.

Article 35. L'Etat protège tout enfant contre l'enlèvement, la vente ou la traite d'enfants.

Article 36. L'Etat protège tout enfant contre toutes autres formes d'exploitation préjudiciables à tout aspect de son bien-être.

Article 37. Nul enfant ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ou l'emprisonnement à vie ne pourra être prononcé pour des infractions commises par des personnes de moins de dix-huit ans. Nul enfant ne sera privé de liberté de façon arbitraire. Tout enfant en détention doit être séparé des adultes, avoir accès à l'assistance judiciaire et rester en contact avec sa famille.

Article 38. Aucun enfant âgé de moins de 15 ans ne peut participer à des hostilités. Les enfants touchés par un conflit armé doivent bénéficier d'une protection spéciale.

Article 39. Tout enfant victime de mauvais traitement, de négligence, d'exploitation ou de sévices, de torture ou de conflit armé, doit bénéficier d'un traitement ou d'une formation approprié en vue de sa guérison ou de sa réadaptation.

Article 40. Tout enfant impliqué dans une infraction à la loi pénale a droit à un traitement contribuant à lui développer son sens de la dignité et de la valeur personnelle et qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui. En particulier : aucun enfant ne doit être contraint de témoigner ou de s'avouer coupable.

Article 41. Aucune des dispositions de cette présente convention ne peut porter atteinte à des dispositions plus propices à la réalisation des droits de l'enfant qui peuvent figurer dans la législation de l'Etat.

Article 42. Tout Etat qui a ratifié cette présente convention s'engage à faire largement connaître les principes et les dispositions de cette présente convention aux adultes comme aux enfants.

Articles 43 à 54. Conditions de mise en place de la convention (pour mémoire).

Adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies, le 20 novembre 1989
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# Posté le mercredi 14 février 2007 16:53